Samedi 2 juin 2012 6 02 /06 /Juin /2012 11:16

24-05-08-Pour-les-meres-oubliees.jpg— La « drôle » de vie que nous menons nous fait souvent oublier qu’à travers certaines circonstances nos regards survolent les émotions comme s’ils cherchaient à se dérober à la vérité. Nous n’écoutons que le tapage médiatique qui martèle du matin au soir les annonces, de crainte que nous l’oubliions, un évènement, quel qu’il soit, pourvu qu’il rapportât des profits en lieu et place de sentiments venus du cœur.

Je sais, qu’en cette fête des Mères, il en est de nombreuses qui ont le cœur qui se serre et dont les larmes ne pourront se retenir de monter aux yeux, poussés par de nombreuses autres, avant de s’écouler sur des joues qui auraient préféré une douceur plutôt que l’amertume.

Celles du cœur sont plus douloureuses, car elles arrachent au passé des lambeaux de bonheur. La vie d’une mère devrait-elle donc être semée de douleur et d’angoisse ?

Le rêve et le bonheur seraient-ils donc interdits à celles qui donnèrent le plus beau de tous les cadeaux, je veux dire la vie ?

L’oubli, est-ce là le remerciement qu’elles reçoivent après avoir fait don de leur personne ?

Non, mères, dans nos cœurs vous n’êtes pas oubliées. Je ne puis évidemment pas parler au nom de tous les enfants, mais je voudrais que vous sachiez que dans les pensées de certains vous êtes toujours présentes.

Au nom de tous ceux qui veulent bien s’associer à moi, nous vous offrons, non pas un modeste bouquet, ni même une brassée de ces fleurs qui envahissent les prairies sous le soleil printanier, mais un tombereau de fleurs multicolores, embaumant l’air de leurs fragrances.

Certes, elles n’ont pas la prétention de remplacer les sourires de l’enfant, ni sa tendresse quand, du haut de son innocence, maladroitement il vous serre dans ses bras.

Ces petits bras mères qui enserraient gauchement le tour de votre cou, se mirent à grandir et vinrent un jour à faire celui de votre taille et plus encore celui où ils se refermèrent sur votre peine aux soirs de jours devenus tristes.

À vous mères qui restaient seules, enfermées dans vos pensées comme dans une chambre noire, je dédie la douceur de l’herbe tendre sur laquelle fleurissent des milliers d’autres fleurs aux couleurs du soleil pour réchauffer votre cœur meurtri.

Ce tapis d’herbe se transformera en un tapis moelleux qui gardera l’empreinte de vos pas. Ils se transformeront en autant de cœurs dans lesquels se réfugieront la douceur et l’amour.

Mères oubliées des vôtres, du temps et de l’amour, pour qui nul enfant ne viendra, empreint de timidité, mais avec une certaine fierté dans les yeux, déposer sur vos joues des baisers affectueux, acceptez que je vous offre ces fleurs, symboles des sentiments qui parfois ont de la difficulté à s’avouer.

Elles aussi sont timides, mais délicatement, du bout de leurs pétales, elles expriment les mots dont vous rêvez au plus profond de votre solitude. Elles n’osent ou savent le dire, mais elles nous font comprendre qu’une mère reste à jamais une mère.

Au long de ma modeste existence qui me vit parcourir de nombreuses routes sur lesquelles j’ai rencontré beaucoup de mères, jamais je n’oubliais de leur souhaiter une heureuse fête.

J’ai eu le privilège d’offrir d’innombrables bouquets de fleurs champêtres ou de cultures à d’autres qui marchaient sur les mêmes chemins que j’empruntais.

En de trop nombreuses circonstances, j’ai consolé d’autres femmes que le bonheur avait oubliées, pressé qu'il était de s’enfuir d’un lieu où le danger planait, faisant oublier que dans les demeures, ils n’étaient pas que des gens, mais auprès et en eux des sentiments.

En bravant quelques interdits, j'ai rendu le sourire à des visages qui avaient oublié jusqu’au nom de cette douceur qui permet de distinguer les nuances du jour.

Vint le temps où à mon tour je pris épouse ; elle devint une merveilleuse mère, comme si le temps de paix était enfin installé sur la Terre.

Mais il n’y aura eu qu’une seule mère que je n’aurai jamais serrée dans mes bras, une seule à qui je n’aurai jamais offert la moindre rose même en rêve et à qui je n’aurai pas confié les mots qui réconfortent dans le soir des jours trop longs et qui pourtant guérissent les plaies les plus profondes ; la mienne !

Alors, où que tu sois, en ce jour consacré à celles que l’on dit être les plus belles, parmi ces fleurs, il y en a une pour toi. Tu ne peux pas ne pas la remarquer. Elle s’est embellie d’un cœur énorme sur lequel il est écrit « je t’aime » et juste dessous ; bonne fête maman !

 

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Samedi 2 juin 2012 6 02 /06 /Juin /2012 11:12

23-05-08-Des-fleurs-pour-ma-fleur.jpg — Il est des nuits comme celle qui précède la fête des Mères qui préoccupe l’esprit de l’enfant à ce point, qu’il ne peut fermer l’œil.

C’est que la fête des mamans n’est pas chose tout à fait ordinaire. Il faut qu’elle soit grandiose pour que l’on en parlât depuis plusieurs jours afin que les esprits en soient intimement imprégnés.

Au jour dit, alors que la clarté était à peine installée, je me hâtais dès le lit quitté, d’aller vers les prés pour y cueillir le plus beau des bouquets.

Il serait destiné à celle qui permit à mon cœur d’être ce qu’il est aujourd’hui : sensible, doux et aimant et ô combien tolérant. Je me dirigeais le plus vite que je pus vers les promesses qui sans aucun doute me tendaient leurs couleurs comme si elles savaient que je serais venu dès l’aurore. Je demandais alors à mes courtes jambes de ne pas m’arrêter en chemin, à mes oreilles de ne pas entendre la pendule du clocher qui égrenait le temps ni de m’émouvoir au son de l’angélus.

J’étais déjà au milieu de la prairie lorsque l’idée me vint de me demander si je n’étais pas venu trop tôt.

Je voyais bien que celles que je convoitais n’étaient pas encore remises de la nuit qui les avait tenues dans son intimité et que le jour réinstallait avec une infinie tendresse.

J’eus soudain honte lorsque je réalisais que celles que j’étais venu arracher à leur monde merveilleux s’exposaient sans pudeur, parfaitement nues, aux caresses de la rosée déposée par une brume légère.

C’était l’heure du bain !

Alors que je restais les bras ballants et ne sachant que faire ni qu’elle attitude adopter, certaines me firent des signes que je vis très nettement.

Oh ! Ne vous méprenez pas ! Je compris rapidement que les efforts qu’elles déployaient n’étaient pas pour séduire celui qu’elles auraient pris pour un papillon ! Toutefois, je ne pus m’empêcher de rougir d’être dans cette situation de voyeur indiscret.

En fait, elles avaient deviné la raison de ma présence en ces lieux avant que le soleil soit passé au-dessus de l’horizon. Je remarquais certaines corolles très largement ouvertes débordantes de rosée.

Je crus comprendre qu’elles m’invitaient à recueillir ces précieuses perles. J’allais donc d’un calice à un autre afin de remplir mon flacon de cette liqueur odorante. C’est un parfum que l’on ne retrouve nulle part ailleurs. Il est celui que les cœurs des fleurs distillent en secret pour embaumer un autre cœur, celui d’une mère.

Le flacon débordant du précieux nectar déposé par la nuit, je le fis disparaître prestement au fond de ma poche, afin que le jour ne puisse en deviner les fragrances.

Je restais un long moment planté au milieu de la verdure que parsemaient des taches de couleurs. Le bain semblait ne vouloir jamais se terminer. Certains pétales ressemblaient un peu à nous les enfants, peu enclins à la toilette. Mais le brouillard veillait et avec autorité il s’attardait sur les récalcitrants.

Les observant de plus près, je vis que les fleurs d’ordinaire timides rivalisaient de beauté et d’éclats particuliers pour attirer mon regard.

Je compris alors la raison qui les poussait à s’offrir sans retenue. C’était l’instant où à travers le voile fin de brume qui s’amenuisait rapidement, que les premiers rayons du soleil déposaient sur les cœurs offerts des milliers de diamants.

Je réalisais qu’il ne me fallait plus tarder à faire la cueillette qui me permettrait d’offrir à celle qui était ma reine du jour, des fleurs et des bijoux.

Loin de m’en tenir rigueur, je sus immédiatement que ces modestes fleurs champêtres seraient heureuses d’être en bonne place au milieu de la table, qui en ce jour prendrait un air de fête, partageant avec une autre fleur l’amour qui serait échangé ce jour vraiment pas ordinaire.

À l’occasion de cette fête exclusivement réservée aux mamans, je sais qu’aucune fleur ne vous dispute le charme dont vous nous inondez au cours de la vie, ni votre douceur qui caresse notre peau lorsqu’elle se pose sur elle. Elles sont seulement fières d’avoir été choisies pour être les amies d’un jour que l’on souhaiterait qu’il durât toujours.

En cette occasion, je sais que de par le monde aucune mère n’a le même accent pour dire à ses enfants « je t’aime » et aucun d’eux n’a la même quantité de paillettes d’or au fond des yeux quand il prononce ces mots merveilleux : Bonne fête maman !

 

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Texte intégral du condensé de Mai 2007 

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Samedi 2 juin 2012 6 02 /06 /Juin /2012 06:18

J’ai cueilli pour vous dans le jardin de la vie

Ces fleurs originales et sauvages, dont les couleurs

Éclaireront vos soirs, lorsque s'installe la nuit

Et tendrement feront se rapprocher nos cœurs.

rose-de-porcelaine--.JPG  

S’il arrivait que vos cœurs tristes pleurent

Accrochez vos larmes aux pétales généreux

Où vous verrez alors s’épanouir d’autres fleurs

Afin que naisse avec elles un nouveau jour heureux.

fleur-du-guerit-tout.JPG 

Mamans chéries, je vous offre ce modeste bouquet

Il est à l’image de mon amour pour vous

C’est-à-dire qu’il ne se fanera jamais

Quand vous le caresserez du bout du doigt.

 rose-de-porcelaine.JPG

Ces roses de porcelaine ne portent pas d’épines

Qui pourraient blesser nos tendres sentiments

Ces fleurs qui embaument notre amour et notre vie

Garderont leurs couleurs tout au long des ans.

IMGP3369.JPG 

Tous ces parfums pour apaiser votre douleur

Sur chaque pétale, j’ai écrit un mot d’amour

Pour être découvert quand tristes seront les heures,

Et leurs couleurs pour effacer le gris des jours.

31.10.08.mon-cher-andy-jpg 

Bonne fête à toutes les mamans, vous qui avez la gentillesse de pousser notre porte.

En même temps que les fleurs, c’est notre amitié que nous vous offrons.

 orchidee-1er-mai.JPG

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Lundi 5 mars 2012 1 05 /03 /Mars /2012 00:51

orchidee-1er-mai.JPG— J’ai eu l’immense bonheur d’accueillir Marielle et j’imagine qu’un jour prochain, à nouveau nous foulerons la délicate mousse de nos forêts. Lucette, ne vous désespérez pas. Pour vous aussi, j’ai eu une profonde amitié, car il n’est rien comme les gens blessés pour reconnaître ceux qui ont versé tant de larmes, qu’un instant ils craignirent d’avoir tari leur source.

Jean, ce merveilleux papy qui est si proche de la vérité que l’on croirait qu’il est tombé dedans lorsqu’il était petit.

Annie, éternelle étudiante cherchant à percer le secret du puits de la connaissance sans pour cela y parvenir.

Merci, ma chère Caroline, pour tous les mots de réconfort et de ton parler-vrai.

Rémy, l’agnostique, le matheux, le scientifique, que sais-je encore ! Merci pour toutes les connaissances que tu développes pour des innocents comme moi qui ne croient qu’en ce qu’ils voient ! Et tu nous en montres !

rose-de-porcelaine.JPGClara ! Fidèle amie appuyée au balcon de la vie qui raviva mes souvenirs pyrénéens. Elle aussi, sa route fut encombrée, mais elle prend toujours le temps de s’inquiéter des autres, car elle aussi, comme toutes mes amies, a le cœur dans le creux la main.

 

Renée, l’éternelle voyageuse qui attend, je suppose, que la mer soit plus calme pour épouser à nouveau le flot pour notre plus grand plaisir.

Bien chère Line ! Plus grande poétesse entre toutes les poétesses ; je ne sais pas ce que j’ai aimé le plus sur tes pages. Tes poèmes si joliment écrits ou les battements de ton cœur qui anime chaque mot ?

 

Son pays est froid, mais les billets de mon amie Laure sont aussi chauds que les flammes dansant dans l’âtre de la cheminée.

En terre de Provence, Gilliane attend que son cœur se calme pour aimer davantage celui que la vie attend avec impatience en lui tendant ses bras, bien que chancelant sur ses jambes toutes neuves.

Évelyne m’a entraîné à sa suite dans les plus beaux sentiers des forêts où elle se ressourçait, attendant des jours meilleurs.

 

Ma lointaine Nicole, comment pourrais-je ne pas penser à toi en ces moments qui au lieu de nous séparer nous rapprochent davantage ?

Et toi, discrète Monique ? Ta présence sur la toile est aussi importante que celle qui rassure les petits qui te regardent en t’admirant en secret.

brosse-dite-singe-rouge.JPG Avec tite Mireille, nos rapports ne furent pas particuliers, mais privilégiés.

La toile n’existait pas encore que nous avions inventé certains de ses fils ! Oui, je sais, cela remonte à loin ; rassure-toi. Je ne dirais pas le nombre des années qui furent nécessaires pour que les fils enfin se rejoignent, et finissent par se nouer avec une telle force, que plus aucune main, si agile soit-elle, ne parviendra à en défaire le nœud !

 

Je vous le dis ; j’ai eu la chance de rencontrer sans jamais avoir à sortir de ma forêt sauf pour les accueillir à l’aéroport, des gens tous plus charmants les uns que les autres et même une délicieuse princesse du Poitou ! N’est-ce pas, ma chère Pascaline ?

Marisou fut sans aucun doute possible, la fidèle d’entre les fidèles. Des propos mesurés, mais des mots si courts qu’ils veulent toujours en dirent plus long qu’il n’y parait.

 

Je ne vous oublie pas ma chère Danièle qui sut si bien me réconcilier avec ma région d’origine et ne tarit jamais d’éloges à mon sujet ; je me demande si cela était bien mérité, car finalement, il semblerait que j’ai oublié tout cela ! Le septième art est sa passion et si      d’aventure le film ne tient pas toutes ses promesses, les acteurs seront croqués et se retrouveront dans ses albums. Merci à Martine de nous avoir promenés d’une toile à une autre et d’un livre à un autre.

 

femmes-je-vous-aime-over-blog.JPGJe vous le disais que j’oublierai quelques amis. Qu’ils me pardonnent. En mes pensées, vous n’êtes pas absents, c’est seulement qu’elles sont un peu brouillonnes ces temps derniers, mais je sais que vous ne sauriez mettre longtemps avant de rejoindre votre place.

Il est étonnant, lorsque nous prenons connaissance de la liste de noms qui précède, de n’y trouver que quelques rares prénoms masculins.

Sans doute ne partageons-nous pas les mêmes émotions concernant les sujets de la vie, à moins que nous fassions semblant d’être moins émotifs.

Cependant, je ne range pas au rang des maladies l’émotivité que je juge comme être le témoin de l’affectivité. Enfin, les qualités des uns et des autres ainsi que leurs défauts sont leurs propriétés et il n’appartient à personne d’y porter le moindre jugement.

 

Voilà mes amis (es) ; l’heure est arrivée que je doive réellement partir. Je vous avais dit que j’avais horreur des quais et halls d’embarquements en tous genres.

Aujourd’hui, ce n’est pas moi qui suis sur un quai bruyant. Je suis dans le train qui s’ébranle et c’est vous à qui mon cœur doit tant qui me faites un dernier signe.

Merci pour tout ce que vous m’avez apporté. Merci pour votre délicatesse sans cesse renouvelée.

alpinia pendulaMerci pour ces visites qui laissèrent des empreintes indélébiles sur le rebord de ma fenêtre. Je crois que je vous l’avais dit ; moi qui avais pour unique famille celle que j’ai créée, je me retrouve entourée d’une plus grande et ma vie maintenant bat au rythme de tous les cœurs que vous m’avez offerts.

Grâce aux courriers électroniques (quand ils veulent bien fonctionner), je sais que les liaisons ne seront pas rompues et vous me permettrez de temps à autre de vous donner des nouvelles de notre forêt profonde et mystérieuse, à laquelle, après mon épouse et mes enfants, j’ai consacré ma vie.

À bientôt mes amies ; je peux bien vous l’avouer, vous me manquez déjà, mais c’est sans doute cela que l’on appelle le prix à payer à l’amour et à l’amitié.

     

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Des fleurs, bien de chez nous, rien que pour vous mes amies qui "le méritez bien"

Par amazone.solitude
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Dimanche 4 mars 2012 7 04 /03 /Mars /2012 00:47

orchidee-1.JPG— Devant l’évidence, nous prenons donc la décision de baisser quelques rideaux et pousser quelques portes en prenant soin de ne jamais les refermer définitivement, ne sachant jamais de quoi seront faits les lendemains.

 

Retirés, nous pouvons nous laisser aller à fermer nos paupières pour inciter le sommeil à s’installer. Quand il est enfin arrivé, nous pouvons alors laisser les rêves gambader en nos esprits, comme s’ils étaient les signes précurseurs d’une vie nouvelle.

C’est le moment où les corps se rapprochent comme s’ils avaient craint un instant qu’ils s’étaient éloignés ou égaré sur des chemins encombrés de broussailles épineuses ne générant que de la souffrance.

Et si c’était le signe particulier qu’une main inconnue nous adresse, afin que nous sachions lire le message qu’elle nous envoie ? Elle essaie de nous dire que nous avons beaucoup pensé aux autres, et que pour cela, nul reproche ne nous sera adressé.

Mais combien sont venus vers toi lorsque tu doutais ?

 

C’est alors que l’on essaie de se justifier : lorsque l’on donne, n'est-ce pas aussi dans l’espoir de recevoir de même ou sinon plus en retour !

Sans doute est-ce là un faux raisonnement, vous répond la voix, mais cela aide parfois à le croire.

Comme le dit si bien un vieux proverbe créole, « sac vide pa ka tchimbé dibout » (un sac vide ne peut tenir debout).

La petite voix continue dans l’espoir de vous convaincre qu’il n’est plus temps de vous négliger.

Alors nous réalisons que si l’horizon fut longtemps hors de notre portée, celui-ci comprenant que nous l’avons méprisé, voilà qu’il s’est rapproché de nous à presque nous toucher. C’est à cet instant que nous nous regardons avec un air surpris.

Comment en sommes-nous arrivés si vite à cet endroit de notre route ?

L’histoire que nous avons traversée était-elle écrite pour les autres ou est-ce la nôtre qui touche à sa fin ?

Contrits, nous avons soudain envie de nous dire :

Vois, mon aimée comme la vie qui s’installe devant nous est belle lorsque nous la contemplons ensemble ! Il n’est sans doute pas trop tard pour que nous reprenions notre voyage et que nous allions dans un même élan accrocher aux  branches qui nous tendent leurs rameaux, des éclats de notre amour et déposer tels des bourgeons, des lambeaux de notre bonheur, afin qu’il grandisse et fleurisse à la belle saison.

 

À ce stade de mes propos, alors que je me tiens désormais sur le seuil du blog, je ne pourrais en refermer la porte sans remercier mes amis.

Qu’ils fussent de la première heure ou plus tardivement, à leur façon, chacun a déposé sur le rebord de mon cœur un signe d’amitié particulier.

Par l’intermédiaire de ces quelques lignes, je voudrai les en honorer chaleureusement. Ils furent comme l’oiseau qui frappe à la fenêtre pour vous prévenir qu’il est de retour et qu’une poignée de graines serait la bienvenue.

Je ne pourrai pas citer tous les noms de sites ni tous leurs auteurs. Certains ont refermé bien malgré eux la page de leurs merveilleuses histoires, la vie n’étant jamais la gagnante dans son combat avec la mort. Cependant, je ne les ai pas oubliés et ne les oublierais sans doute jamais.

 

Au premier rang de mes amis qui furent marqués de manière violente par les ingratitudes de la vie se trouve Sylvie. Le destin ne l’avait pas choisi que pour connaître la souffrance. Elle en eut tant, qu’elle fut elle-même le reflet de la douleur. Ma chère Sylvie, je n’oublierai jamais ton cœur si chaleureux. Il trouva toujours une petite place pour nos échanges faits d’amitié et de compréhension.

À ses côtés, il y eut Delphine, Florence, Guy, qui nous laissa tout son amour alors que c’est lui qui avait le plus besoin de nous.

Marie m’a beaucoup touchée par ses confidences ; Nadia ne m’a rien caché de ses angoisses ni de ses déceptions au long de son cheminement dans l’existence.

 

C’est vrai, parfois nous avons la désagréable impression que le destin nous a délaissés pour s’envoler vers d’autres qui cependant avaient l’allure de mirages. De la tristesse, de la peine, de grandes souffrances ! Voilà le contenu de nombreuses pages que j’ai eu le privilège de recevoir.

Une douleur ne ressemble jamais à une autre. Certaines sont discrètes ; elles sont trop pudiques et n'osent se révéler pour être avouées, alors que d’autres pour être combattues ont besoin d’être criées pour être entendues.

 

Je ne vous oublie pas ma chère Anne, femme au grand cœur qui sait si bien décrire la vie en photos et mieux encore en peinture, car alors ce n’est plus la main qui tient le pinceau, mais le cœur qui exprime les traits et les couleurs.

Que dire de ma tite Provençale qui tient tant de place dans mon cœur ? En Cévennes coule l’or de la vie et je ne doute pas qu’elle sera la gagnante au jeu de la destinée. (À suivre)

 

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Par amazone.solitude
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